Le Moritarium de Dohm

Le Moritarium de Dohm est un haut lieu de l’art phoniste sur les terres de Pangée. Tous les Nomothètes de la cité de Dohm étaient des phonistes et des philosophes, et le Grand Art est inscrit au cœur de l’histoire de la cité.

En principe ouvert aux Parjures de toutes nations, le Moritarium n’est pourtant pas très populaire, probablement en raison de sa sombre réputation et de son apparence profondément sinistre (quatre tours griffues et tordues, sans fenêtres et sans toiture, se terminant en pointes recourbées).  Chacun sait, de plus, que les phonistes de Dohm sont versés dans l’Art du Trépas, qui manipule les Harmonies de la chair, du sang et de la mort. Plusieurs considèrent ces Harmonies comme malsaines, voire marquées par le Chaos. Pour cela, les phonistes du Moritarium sont souvent vus comme des espèces de nécromanciens et de sorciers noirs, ce qu’ils ne sont pas du tout.  

Les phonistes du Moritarium entretiennent des idées sceptiques radicales sur la morale et le cosmos.  Ce sont des athées sceptiques qui pensent que le bien le mal n’existent pas, et qu’il faut vivre « par-delà » ces exigences.  Pour eux, la vie est un passage et la chair, un outil pour la survie. L’intérêt que portent les phonistes du Moritarium à l’au-delà et à la vie après la mort vient de leur importance dans le trajet de l’existence.  Seul celui qui comprend et dépasse les limites de la vie peut vraiment assurer sa survie dans ce monde dévoré par les Ténèbres. Aucun secret n’est trop ténébreux, aucune vérité trop dangereuse ou trop sale, si elle doit permettre la survie.  Ces conceptions sont souvent critiquées par les autres phonistes, mais cela n’empêche pas les sages du Moritarium d’avoir édifiées sur elles l’entièreté de la formation des apprentis.

La vie en commun au Moritarium est à l’image de la cité de Dohm : profonde, mystérieuse et mal comprise.  Les adeptes vivent en commun, mais sont cloîtrés comme des moines durant tout leur apprentissage. La vie est austère, centrée sur l’étude et la méditation.  La discussion entre membres de l’école a aussi une importance capitale, de même que les expériences « thanathonautiques », où les adeptes du Moritarium apprennent à développer leur proximité avec l’au-delà.    On dit que l’apprenti s’entretient presque quotidiennement avec des morts pour construire son apprentissage. C’est de là que leur viendrait le timbre sinistre de leurs Harmonies, qui résonne, dit-on, jusques dans les profondeurs des Abysses.

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