Les Cités-États du Conglomérat : Acragas

Le Conglomérat

Les Cités-États du Conglomérat demeurent indépendantes les unes des autres, mais leur situation géographique et leurs intérêts communs les ont amené à former une grande alliance. Chaque cité tire un profit définitif de son alliance avec les autres, le principal étant celui d’être protégé par l’armée commune du Conglomérat.  Cette armée est menée par le général Caimius, et est basée à La Grande. Elle est la principale force qui travaille à retenir le Chaos de l’Ouest, l’autre front étant la ville d’Acragas.

Le Conglomérat repose également sur une entente économique entre les quatre cités qui le composent.  Chaque cité a travaillé à établir une route sécuritaire pour commercer avec les autres, et la surveille activement par sa milice.  Une monnaie commune, celle de La Grande, a été établie entre les cités membres. Vu la position des cités du Conglomérat et la neutralité relative de leur monnaie, et grâce à l’influence (parfois obscure) de la cité de Trévéavoltaris, cette monnaie a fini par s’imposer et est désormais acceptée à peu près partout sur Pangée.  La mise en place d’une milice civile au service obligatoire (chaque citoyen mâle sert deux mois part année dans la milice) a aussi contribué à stabiliser les cités du Conglomérat. Il y règne une prospérité relative, malgré les attaques brutales et incessantes des forces des Ténèbres sur La Grande et Acragas.

La puissance du Conglomérat ne vient pas seulement de son unité militaire et économique.  Les Cités-États du Conglomérat abritent aussi les seuls Collèges Phonistes ouverts au public dans Pangée.  Cela attire chaque année des centaines de nouveaux arrivant dans les cités et contribue beaucoup à leurs puissances individuelles.

Acragas

De toutes les cités-états du Conglomérat, aucune n’est plus fière et plus stricte que la cité d’Acragas.  Dressée comme un pic au beau milieu du Mont des Éternels, sa simple existence en cet endroit semble tenir du miracle.  On dit que personne n’a contemplé le fond de l’abime qui entoure Acragas, et bien des historiens se plaisent à voir dans cet abîme une allégorie de la situation générale de la cité.  Aux frontières des ténèbres, elle subit quotidiennement les assauts des abominations les plus grotesques que peuvent vomir les Terres-Sans-Lumière. La cité est toujours au bord du gouffre de la destruction, mais survit néanmoins grâce au courage et à la prouesse martiale de ses habitants.

Pour porter un nom, à Acragas, il faut d’abord avoir traversé ce que les citoyens appellent l’Agoge, et dont les détails sont obscurs pour ceux qui ne viennent pas de la cité.  À l’âge de 8 huit ans, l’enfant est enlevé à sa famille et amené dans un des collèges martiaux de la ville pour commencer son entrainement militaire. Il étudie le combat, les armes et la survie jusqu’à l’âge de 15 ans.  C’est alors que survient l’épreuve finale : le jeune doit prouver sa valeur en survivant avec quatre de ses pairs en entreprenant un pèlerinage à travers les ténèbres vers le Temple du héros Acragas, sur l’autre versant du Mont des Éternels, où dansent chaque nuit les plus mauvais dieux…  Ceux qui reviennent en portant la preuve de leur retour (une pierre du monument) se voient nommés et intégrés comme citoyens à part entière (ce qui implique, notamment, un service militaire constant).

Il y a bien évidemment un grand nombre de personnes considérés non-citoyennes à Acragas. La plupart sont des voyageurs, des marchands ambulant ou même des pèlerins venant rendre hommage à Amont. Les autres sont des esclaves au services des puissants. Un grand nombre de natifs est capturé par les forces acragoises et mit au fer dans l’arène ou dans les mines.

La cité est fière de ses origines, poursuit des idéaux élevés de valeur martiale et de sacrifice, et a tendance à regarder de haut tous les étrangers (y compris les autres cités du Conglomérat).

Acragas n’est pas en mesure de cultiver les terres hostiles qui l’entourent : les activités minières aux alentours de la cité (notoirement dangereuses) forment le cœur de sont revenu, et elle profite beaucoup des politiques économiques du Conglomérat pour obtenir le grain et le bétail à meilleur prix.  En échange, la cité agit comme rempart contre les ténèbres de l’ouest… pour l’instant.

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